tragédie de Jean Anouilh
mise en scène de Bernard Vanony
avec
Antigone : Philippine Salvo
Créon : Bernard Vanony
Ismène : Aurore Poyet
Hémon : Florent Ferrété
La Nourrice : Christine Garcia
Le Chœur : Pierre Cellario
Le Garde : Patrice Delaye
Un Garde : Félix Ferreyrolles
Le Page du roi : Victoire Cellario
Le Messager : Ronny Mottura
Assistante : Vony Vanony
Technique : Jaques Burnouf
Décors et costumes : Sébastien Sanz et Elvire Burnouf
Musique : Studio Phebe’s
Jeudi 26 mars à 19h30 et vendredi 27 mars matin & après-midi
Institut Français Centre Saint-Louis - Rome, Italie
La troupe du Studio de Monaco à eu l’occasion de jouer à Rome, au sein de l’Institut Français Centre Saint-Louis, la pièce Antigone de Jean Anouilh, dans une mise en scène de Bernard Vanony.
Le Studio de Monaco a été invité par l’Ambassade de Monaco à Rome, en Italie, dans le cadre du Mois de la francophonie. A cette occasion, Antigone a pu être joué sur les planches pour trois représentations : le jeudi 26 mars à 19 h 30, puis le vendredi 27 mars, matin et après-midi, devant des scolaires.
Le mot du metteur en scène :
Le thème d’Antigone a été décliné par de nombreux auteurs depuis Sophocle (J. Cocteau, B. Brecht, M. Yourcenar et tant d’autres). La pièce de Jean Anouilh est devenue un « classique ». Elle est entrée au répertoire de la Comédie Française en 2012. Classique par ses origines, elle l’est aussi par les thèmes qui y sont exposés : pouvoir et révolte, ou oppression et résistance et le formidable bouquet de sentiments qu’ils suscitent. Écrite et créée sous l’occupation nazie cette pièce a été l’objet des critiques les plus diverses. Allant de l’apologie de la collaboration à l’encouragement à la Résistance… Pour ma part j’y vois surtout l’expression intemporelle de sentiments humains parmi les plus profonds dans un très beau texte.
Antigone revendique un engagement total vers une vie idéalisée, sans aucun compromis. Chacun décidera si elle est une héroïne prête à perdre la vie pour défendre glorieusement son idée de la Justice, ou une ado en révolte contre l’inacceptable Autorité, jusqu’au suicide. » Je veux tout, tout de suite […] et que cela soit aussi beau que quand j’étais petite – ou mourir. » En amoureux des arts Créon n’imaginait pas devoir prendre un jour une décision capitale par devoir civique. Chacun décidera s’il n’est qu’une brute épaisse qui ne connaît que la force pour faire régner l’Ordre, ou un homme dépassé par des responsabilités auxquelles il n’était pas préparé mais qui va tout tenter pour sauver sa nièce.
» Mon rôle n’est pas bon, mais c’est mon rôle et je vais te faire tuer. «
Pour reprendre J. Anouilh, « C’est reposant la tragédie, parce qu’on sait qu’il n’y a plus d’espoir. »
Bernard Vanony


